jeudi 21 octobre 2010

Meto la trilogie d'Yves Grevet

Si vous passez souvent en librairie, vous devez forcément avoir vu la couverture du premier tome. Une couleur orangée, un enfant masqué qui avance sur le côté mais qui semble nous regarder.

Meto est un enfant vivant dans une Maison très particulière. On y suit des règles strictes et assez incroyables, lorsqu'on atteint une certaine taille on est enlevé de nuit, sans un bruit. Le premier tome présente cette Maison, ses habitants (ayant tous des noms évoquant des noms romains en "-US"), ses professeurs ayant tous le même prénom (César) suivi d'un numéro. Bref, une ambiance oppressante et "bizarre". Le lecteur y suit Meto, un enfant qui cherche à découvrir ce que cache cette vie, qui croit se souvenir d'un "avant". Au fur et à mesure des découvertes, on est lié aux personnages du roman, on veut aller plus loin dans l'exploration. On veut comprendre ce qui est caché derrière "tout ça". La fin du premier tome ne peut nous empêcher d'éprouver une frustration et de vouloir aussitôt enchaîner sur le second tome. Tome, qui lui aussi, donne tout autant envie de dévorer le troisième. Et ce n'est qu'à la fin du troisième tome qu'on se dit que définitivement, on a là une trilogie remarquable, une oeuvre qu'on ne peut oublier. Et accessoirement, on se prête à regretter qu'Yves Grevet n'ait pas été purement mercantile, ne se soit pas livré, comme nombre d'auteurs jeunesse à l'exercice d'une saga plus longue. Heureusement qu'il ne l'a pas fait puisque les trois tomes sont vraiment époustouflants et marquants.
Parler de la suite du roman et de la trilogie serait révéler trop ce que cache l'histoire, mais disons simplement que le monde que présente Yves grevet est prenant, saisissant et tout de même assez effrayant. Meto est entouré d'amis, de traîtres, d'ennemis. L'auteur n'hésite pas à confronter son héros à des situations difficiles, si bien qu'un adulte pourra lire le livre après l'avoir offert à son enfant, ou qu'un enfant pourra le prêter à son parent après l'avoir lu.

Je rêve de voir une adaptation en film de ce roman (je soupçonne l'auteur d'y avoir pensé tant certains moments sont assez "cinématographiques"), une ambiance qui pourrait commencer un peu comme "les Choristes", mais virant rapidement vers l'univers propre à celui dans lequel Meto évolue.

Yves Grevet a un style d'écriture agréable à lire, les rebondissements ne sont pas tous prévisibles, sans pour autant provenir de nulle part. Les personnages sont attachants (pour peu qu'on ne s'emmêle pas les pinceaux entre les prénoms en -US ou les prénoms composés...) et la narration est "efficace" (en ce sens où on a envie d'en savoir plus, ou certaines ellipses sont "frustrantes" mais bien pensées).

Bref, c'est une trilogie bien menée, sans temps mort et sans scène inutile. Tout est parfaitement agencé comme dans une grande histoire.
Je n'ai qu'une hâte (après celle de voir Meto adapté en film), c'est de voir Yves Grevet nous présenter un nouveau roman. Qu'il soit classé en adulte ou en jeunesse!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

rendez-vous vite sur la page facebook "Méto (Yves Grevet)" ! :
http://www.facebook.com/pages/METO-Yves-Grevet/135210216496675

Anonyme a dit…

j ai adorer la trilogie de méto il faut continuer bon courage