mardi 28 avril 2009

Le zombie s'éveille. Attiré par l'odeur de la chair vivante, il s'extirpe du bourbier dans lequel il était, vide ses entrailles de tout ce qui s'y trouve et se vêt tant qu'il peut. Enfin il s'échappe et suit sa piste.
Il ne lui faut guère de temps pour tomber sur cet être vivant qu'il désire plus que tout manger. Plus précisément, il désire plus que tout lui manger le cerveau et le coeur, mais pas nécessairement dans cet ordre.
La jeune fille, lorsqu'elle voit le mort-vivant se diriger vers elle, fuit en courant, aussi vite qu'elle peut. L'autre la suit, mais plus lentement, bien plus lentement. Alors qu'elle pense s'être échappée, elle se cache dans les hauteurs d'un arbre où un autre enfant est caché lui aussi. Il l'appelle, mais elle est trop effrayée pour répondre, la troisième fois qu'il appelle, il la frappe à la tête, ce qui a pour effet de la faire tomber de l'arbre. Quelques minutes plus tard, le zombie qui la suivait arrive non loin. Il repère aussitôt la jeune fille et la vie qui la quitte. Son pas traînant s'accélère un peu, et il se rue sur sa victime évanouie. Sans prendre le temps de déchirer ses habits, il mord à pleines dents dans le torse de la fillette. Cette dernière s'éveille en criant de toutes ses forces, ouvre les yeux, et s'évanouit aussitôt après avoir vu le monstre mâcher et recracher ses habits ensanglantés et la chair qui y est prisonnière. L'enfant dans l'arbre n'émet pas un son, ne bouge pas d'un seul cheveu. Il assiste, halluciné à la scène qui se déroule sous ses yeux...
Quelques années plus tard, le garçon est devenu un jeune homme athlétique et musclé. Il dirige une petite troupe de soldats, bien entraînés comme lui. "On ne peut rester là, ils ne vont pas tarder à venir, et on ne pourra pas les contenir". Un de ses hommes répond "Ce n'est pas pour te vexer Fil, mais fuir c'est s'exposer, c'est ce que tu as toujours dit. Et là tu voudrais fuir? Laisser notre "fort" tomber dans leurs mains?" L'homme qui formule ces paroles se retourne vers ses compagnons pour bien montrer à leur chef que tout le monde pense comme lui. Fil rétorque que rester, c'est s'exposer à une fin inéluctable et qu'il faut donc partir. La discussion continue pendant une dizaine de minutes, puis finalement, Fil décide de partir seul pour chercher soit une nouvelle planque, soit des secours. De retour chez lui, il se prépare lentement, Dory le rejoint et le prie de ne pas partir. Peine perdue, il continue ses préparatifs, sans même paraître amical. Ils couchent ensemble depuis plusieurs mois, ils sont amis depuis plusieurs années, mais il ne veut pas lui montrer sa terreur. Fuir c'est s'exposer. Il a toujours pensé ainsi. Rester planquer c'est la seule façon de résister et de survivre.
C'est alors que le soleil se lève qu'il part. Désireux d'avancer le plus rapidement possible et ainsi d'avoir le plus de chances de sauver ses proches. Sur le chemin de son départ, à l'orée de la ville, ses amis les plus fidèles tentent d'accrocher son regard pour le convaincre de rester, d'autres sont là pour lui donner des objets censés l'aider dans son aventure, vivres, outils, munitions...
Alors qu'il est loin de la ville, celui qui l'a incité à partir le surprend. "Tu ne crois pas que tu partirais seul quand même?" Fil répond qu'évidemment il comptait partir seul et qu'en plus il ne voulait pas priver la ville de celui qui est le plus à même de la diriger. L'autre explique qu'il a pris toutes ses dispositions et qu'il comptait tant sur la chance de Fil que la sienne pour parvenir à revenir avant que la Horde ne déferle sur la ville. "De quand datent nos dernières informations? Une semaine? Tu penses qu'ils arriveront avant que nous, nous puissions revenir?" "J'en sais rien Keyes" Les deux hommes discutent encore quelques minutes avant de reprendre la route d'un pas vif. Les alentours directs de la ville sont sécurisés et contrôlés, sur environ deux kilomètres des dispositifs de sécurité ainsi que des postes de contrôles surélevés ont été installés de sorte à ce que rien ne puisse attaquer les habitants par surprise.
Des kilomètres plus loin, sans avoir rencontré âme qui vive, les deux héros arrivent à un village qui était répertorié sur leurs cartes, il est tombé sous les attaques d'une Horde. Sans échanger un mot, les deux hommes s'écartent et accélèrent le pas, si des gens sont morts ici récemment c'est qu'il y a de gros risques de se faire attaquer.
Alors qu'ils pensent être enfin assez loin pour ralentir et souffler, un groupe d'une dizaine de personnes se rapprochent. Ce n'est qu'à moins d'une dizaine de mètres que Fil et Keyes sont certains d'être face à des morts-vivants, l'odeur, la démarche et les râles trompent rarement. Ils commencent à reculer tout en tirant des coups précis dans les têtes de leurs ennemis. Ces derniers continuent d'avancer et accélèrent. Fil et Keyes se précipitent vers un arbre assez haut et y grimpent précipitament Keyes aidant Fil a monter plus rapidement. Les morts vivants qui approchent de l'arbre sont abbatus à vue. Finalement, les deux hommes redescendent et observent les cadavres. En effet, la ville est tombée il y a peu de temps, leur état de décomposition n'est pas assez prononcé.
Les deux hommes discutent tout en avançant, la fatigue se faisant de plus en plus sentir. "Tu as une destination? Tu sais où tu vas?" Fil, le regard perdu dans le vague répond "Ouais, j'ai une destination. Je ne pensais pas m'y rendre un jour, mais je pense que le moment est venu. Lorsque j'étais petit, une gamine est arrivée dans un arbre où je me planquais. Elle est tombée et un Mort l'a attaqué, il l'a dévoré sous mes yeux. J'étais paralysé, mais finalement j'ai décidé de jeter mon couteau sur lui, quitte à me jeter à mon tour sur lui si mon coup ratait." Un souffle, Fil se gratte et reprend. "En fait, je sais pas si c'est un miracle ou pas, mais ma lame a atterit en plein sur le crâne du Mort, elle l'a tué net. Je suis descendu, j'ai repris mon couteau et j'ai planté ma lame profondément dans l'oeil du Mort puis de la fille. C'était écoeurant et j'en fais encore des cauchemars. Mais j'ai fouillé les cadavres aussi, et j'ai trouvé une carte sur la fillette. Elle venait d'une ville qui était pas loin. J'ai tenté de m'y rendre, mais c'était en fait un gros bunker. Comment la gamine était arrivée dehors? Je sais pas. Mais en tout cas, moi j'n'ai pas pu m'en approcher tant j'avais peur du bâtiment. Des corps par dizaines s'étalait tout autour de lui. Sans doute des Morts ou leurs victimes... En tout cas, je compte bien aller voir si c'est encore en état par là bas. Voir s'ils pourraient nous aider..."
Keyes regarde son chef un peu incrédule "Qu'est-ce qui te fait dire qu'ils sont encore en vie? Que ce bâtiment, tu l'as pas rêvé? Qu'ils pourront nous aider?" "Je ne sais pas, mais quitte à mourir, autant avoir tout tenté!"
Le voyage reprend et les deux héros rencontrent de nombreux morts vivants qu'ils parviennent éviter ou pas. A un moment, Keyes est blessé mais seul, pas par un Mort vivant. Il ralentit l'allure de Fil, mais ils continuent.
Les deux hommes arrivent juste après qu'une petite troupe de Morts aient tué des voyageurs mal préparés. Un seul survivant est encore là, indemne, il est en train de s'équiper à partir de ce qu'il trouve sur les cadavres. Il explique à Fil et Keyes qu'il vient de l'endroit où ces derniers se rendent et qu'il compte y retourner pour expliquer ce qu'il s'est passé. L'endroit en question cherche à contacter les gens de tous les alentours pour les accueillir et participer à la reconstruction de l'humanité, en prenant les armes le plus souvent possible contre les Morts Vivants. L'endroit est fortifié, c'est une ancienne base militaire qui servait de fabrique et de dépôt d'armes. Nombreux sont les survivants à s'y être rendus et à y avoir fondé une famille. Fil et Keyes n'en reviennent pas et attendent avec impatience d'y arriver pour y récupérer des hommes ou du matériel pour les aider. Arlus, leur nouveau compagnon parle de l'endroit comme étant un Eldorado. Les deux autres hommes rêvent les yeux ouverts, totalement subjugés par les merveilles qu'évoque Arlus.
Peu de temps avant d'arriver à la base, ils sont en hauteur et peuvent l'admirer. Lumineuse et visiblement accueillante. Alors qu'ils reprennent la route, Arlus abat Keyes d'une balle en pleine tête.
"Tu seras mon cheval de Troie! C'est toi qui sera ma clé pour rentrer! Tu feras tout ce que je dis!" Arlus explique à un Fil encore choqué ce qu'il attend de lui.
Quelques centaines de mètres avant d'arriver à la Base, Fil apperçoit un mort se faire descendre par un tir provenant de la Base. Au même moment Arlus le pousse pour le faire avancer, Fil attrape son arme, la retourne contre lui et l'abat. Au même instant, une balle le touche en plein milieu de la colonne vertébrale. Abbatu d'une balle, il tombe au sol, sans comprendre ce qui lui arrive...
Une piste en plein désert, il fait nuit et trop chaud pour parvenir à marcher debout. Ramper, traîner sa langue au sol à défaut de parvenir à la garder dans sa bouche. Avoir chaque partie de son corps desséchée et se souvenant pourtant de l'humidité. Les démangeaisons dues au sable, la chaleur, les parcelles de peau parties par frottement... Le désert? Mais où? Il n'y a pas de désert dans la région. Et les armes? Les Morts? Où sont-ils? La gamine court vers l'arbre. S'y rendre pour l'en empêcher. Comment peut-elle courir si vite par cette chaleur? Elle est nue et son corps porte des marques de griffures. L'Autre arrive aussi, mais assez lentement. Se mettre en travers de son chemin. Ne pas s'arrêter. Oublier la souffrance. Penser au delà son corps.
Fil rouvre les yeux à l'instant même où il allait parvenir à bloquer l'autre Mort. Une douleur fulgurante le maintient au sol, et le rend fou tant elle est puissante et incomparable avec quoi que ce soit qu'il ait déjà ressenti. Tout son corps n'est que douleur, chaque partie de son corps ne demande qu'à exploser, à l'intérieur de ses limites. Chaque parcelle de son être s'étire et se déchire par explosion, son cerveau lui même doit être en miettes. Il ne parvient plus à réfléchir. Son corps tout entier meurt. Il ne parvient plus à réfléchir de façon cohérente.
Une lumière perce sa douleur, une lumière appaisante. Là-bas, loin derrière le mur. Il ne peut pas s'y rendre, on le tuerait.
Et alors? Tout plutôt que souffrir encore plus... Lentement, il se relève. Une fois suffisamment redressé, un tir réduit physiquement sa tête en miettes.
Fil tombe une seconde fois. Son corps flasque et mou ne répondant plus à aucun autre stimulus que les dernières ondes électriques parcourant ses nerfs...

lundi 20 avril 2009

Ahaha!

Je suis content! ça faisait longtemps que je voulais le faire, mais je pense qu'enfin c'est le moment!


Je vais tenter de transcrire les idées et le monde que j'ai en tête pour une campagne de jdr. C'est tout con je sais, certains en rédigent plusieurs en un an ou en une vie, mais moi j'n'y arrive pas. J'ai essayé plusieurs fois, mais chaque fois je m'y perds... Là je pense que je tiens le bon bout, c'est à moitié classique et à moitié pas... En gros, un univers Med fan assez classique, mais avec LE truc en plus que je révèlerais le moment venu :)


Bref, je ne sais pas encore si je rédigerais mes idées au coup par coup sans les organiser ou si je rédigerais ici dans l'ordre dans lequel vous devrez faire jouer, mais toujours est-il que je compte rester sérieux et rédiger cette campagne (ne riez pas mes amis ou mes fidèles lecteurs, j'ai bien dit que j'essayerais!)


Bref, à très bientôt!

jeudi 2 avril 2009

Jean philippe Jaworski

Bonjour,
Me revoici plusieurs mois plus tard.
Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un auteur qui a publié déjà deux livres!
Les deux sont parus aux Moutons Electriques, puis le premier a eu "l'honneur" de paraître en poche.
L'auteur, Jean Philippe Jaworski est prof, et est l'homme qui a créé Te Deum pour un Massacre (un jdr se situant à l'époque des guerres de religions), ainsi qu'un jdr amateur dans l'univers du seigneur des anneaux (bref allez sur le site de la cour d'oberon et cherchez Usher et vous comprendrez).

Se priver de Janua Vera serait tout simplement dommage, surtout vu le prix du poche...
J'ignore superbement les fans de Gemmell ou eddings et je m'adresse aux fans de la littérature dite "blanche". Vous voulez vous mettre à la "fantasy" sans passer pour une personne qui ne sait pas lire "pour de vrai"? Vous voulez tenter de lire quelque chose de novateur et qui, pour une fois, ne reprend pas, mais alors pas du tout, les poncifs du genre? Bah laissez vous charmer par la plume de Jaworski!
Janua Vera vous entraîne dans un univers sombre et réaliste, une sorte de moyen âge fantasmé. Le fantastique côtoie le concret, on y retrouve l'humanité dans ce qu'elle a de plus vile et corrompue, mais aussi dans ce qu'elle a de plus beau, de plus touchant. Ce recueil de nouvelles nous plonge dans des histoires où les personnages sont détestables et/ou adorables, où parvient à s'attacher à un personnage qui à lui seul regroupe tous les traits d'un être haïssable en temps normal...
Bref, un univers riche et prenant, décrit par une verve tout simplement hallucinante. L'auteur parle la même langue que nous, pourtant il utilise des mots, des tournures qui font plaisir à lire tant on les délaisse dans le langage courant! C'est en ça que les fans de littérature "blanche" peuvent se retrouver. C'est écrit élégamment, intelligemment et ni dans un format roman ni dans un style coutumier du genre...

Pour les fans de fantasy habituelle, c'est tout simplement ce qu'il s'est fait de mieux depuis le Seigneur des Anneaux. Sans rire. J'ai lu la mallorée et la Belgariade, j'ai lu du Gemmell j'ai lu pas mal de crottes diverses et variées en med fan et en fantasy et jamais j'n'ai été aussi content de lire de ce genre qu'en lisant Janua Vera. (Et pourtant, je vous assure que j'ai pas mal critiqué ce livre au début tant le niveau d'écriture et haut et que ça change nos habitudes de lecteur...)
En poche, c'est vraiment se priver d'un petit trésor!

Pour Gagner la guerre (un énorme pavé cher mais qui vaut vraiment son prix), on se retrouve embarqué avec le personnage principal qui est issu d'une des nouvelles de Janua Vera. Un gros pavé plein de belles pages, mais qui se dévore ultra rapidement sans qu'on ne parvienne vraiment à décrocher (pour peu qu'on ne soit pas rebuté par du beau français^^)... C'est écrit à la première personne, le "héros" est loin d'être un gentil, il pense et parle comme un pourri, et pourtant on ne tombe pas dans le familier et le vulgaire reste "du beau français". C'est amusant d'écrire ça comme ça car c'est ce qui m'avait rebuté le plus au début, cette impression de lire un truc incompréhensible. Mais finalement, on entre dans le jeu et on tombe sous le charme. On parvient à lire de la fantasy fichtrement bien écrite. On aurait presque envie de mettre ce livre dans les romans plus traditionnels pour que tout le monde puisse le découvrir!

vendredi 7 novembre 2008

Le Commando des Immortels. Christophe Lambert

Bonjour à vous,
Oui, j'ai décidément vraiment fini d'écrire ici pour le "plaisir", je n'y viens plus que pour faire des compte-rendus de lecture.
Pour le coup, c'est le dernier de Christophe Lambert que je viens critiquer.
Le Commando des Immortels. Encore un livre sur le "et si". Ici, l'auteur se pose la question du "et si les elfes existaient, qu'ils étaient parqués comme les indiens dans les réserves et que pour parvenir à faire avancer la guerre en Birmanie on les y envoyaient avec Tolkien".
On a un Pitch qui tout de suite donne envie.

Pour le coup, j'ai lu le livre en très peu de temps, et j'y ai pris du plaisir. Un très bon moment passé à lire les aventures de cette troupe de militaires soutenues par des elfes et où Tolkien est "en civil".
Les moments d'action sont "atténués" par les moments de réflexion et "d'aventure" pure. Tolkien était un homme, et c'est ainsi que Lambert le présente. Pas un surhomme ni un sous-homme, juste un homme qui ne comprend pas pourquoi il est là.
Les elfes, quant à eux, peuvent surprendre. On les y voit parfois un peu "simples", un poil trop "humains". Personnellement, je n'ai pas vraiment adhéré à la vision de l'auteur concernant ces "êtres fabuleux", mais pour autant, ça ne m'a pas choqué plus que ça. Juste des pointes de déception par moment.
Bref, on a encore un livre parti d'une idée sympa, qui la rend vraiment bien, et comme le disait une critique par ailleurs: "les livres en "cinémascope" réclament moins de moyens financiers que les films du même genre, mais autant d'imagination. Pourquoi se priver quand tout est permis?"
C'est exactement ça. L'auteur nous offre un roman d'aventure vraiment soufflant.

Quelques critiques lui reprochent le manque d'implication de Tolkien, je ne suis pas d'accord. Comme le fait qu'il ne parle pas énormément dans le livre, je trouve ça normal. Les interactions avec les elfes ne me gênent pas. Pourquoi alors que d'autres s'en plaignent? Tout simplement parce que les elfes n'ont pas vraiment de raisons de discuter avec lui dans les scènes décrites, et que rajouter des scènes n'était pas nécessaire. Impliquer plus Tolkien? Pourquoi faire alors qu'il est là à contre-coeur et que je doute que quiconque aurait fait plus.
Bref, j'ai aimé ce Tolkien tel qu'il était présenté.

En ce qui concerne le "scénar", bah ma foi, il paraît linéaire, mais comme d'hab, on aura droit à des petits retournements sympathiques, des moments qui montent d'autres qui descendent.
Bref, on sent qu'on a un auteur qui connaît la Technique. Le souffle est là et même si j'n'ai pas autant accroché qu'pour la Brèche, j'apprécie énormément celui-ci!

Pour finir, mon "pseudo" est présent dans le livre, et rien que pour ça il faut le lire ;)

Au final, si je devais le noter, et bien je lui mettrais un bon 17. Un roman accessible, facile à lire sans pour autant être niais, une intrigue un poil linéaire mais bien menée, des dialogues et des réflexions intéressantes et loin d'être niaises. Bref, un livre en " cinémascope " bon et agréable à lire!

Je cherche encore un terme pour dire "livre en cinémascope" car vraiment notre Christophe Lambert domine largement la scène française dans ce domaine! Chacun de ses livres même les moins bons (Zoulou Kingdom) pourraient très aisément être adaptés en film!

mardi 26 août 2008

Un horizon de Cendres de Andrevon

Bonjour,
Je voulais vous parler d'un livre vraiment bien fichu, un livre que j'ai "dévoré".
Un horizon de Cendres de Jean-pierre Andrevon. C'est le format poche de "Zombies: un horizon de cendres".
L'histoire est toute simple, c'est celle de la fin du monde vue par un homme qui la vit. Cet homme n'est ni un héros ni un surhomme, il ne fait rien d'extraordinaire, et ça ce titre, il ne peut pas être appelé un Héros. Et pourtant...
Cet employé de crematorium va raconter, au jour le jour, en même temps qu'il le vit, ce qui se passe autour de lui. On tombe dans le fantastique par une anodine rencontre avec un homme mort quelques jours plus tôt. Puis, de fil en aiguille, l'histoire se place.
Etonnante pour une raison principale, les morts ne se comportent pas comme on pourrait s'y attendre.
Le style est direct, même si au final, on sent le côté "faux" de la narration. Le narrateur ne colle pas vraiment au style de quelqu'un qui aurait écrit et vécu ça. La fin est peut-être plus crue que le reste, ce qui entache un peu le reste. Mais sans doute l'auteur a-t-il voulu rendre compte de l'état d'esprit du personnage principal.
En tout cas, ce roman se lit bien, vite et n'a pas a pâlir face aux autres livres d'une bibliothèque.
C'est un livre de zombies, mais c'est surtout un livre intelligent et bien construit sur ce thème. Il surprend, sans être incohérent. Fait se poser des questions loin d'être métaphysiques et pourtant fondamentales...

Bref un livre qui peut être conseillé à toutes et à tous. (Peut-être pas les plus jeunes)

mardi 24 juin 2008

Console à Haut risque de Christophe Lambert

Bonjour à tous!
Continuant dans ma fan attitude du sieur lambert, j'ai acheté ce livre la semaine dernière. Un livre jeunesse.
Alors...
L'histoire est assez simple à résumer, un enfant, gagnant d'un concours consistant à créer la trame d'un jeu vidéo qui sera développé par A.D.S, la société à la mode et à la pointe de la technologie en ce qui concerne les jeux vidéos, arrive dans les locaux de la société et apprend que le principal développeur de son jeu est mort en le testant. Est-ce la faute de la console? Est-ce un meurtre, un suicide ou autre chose?
L'enfant mène l'enquête dans son coin...

Techniquement, c'est du Lambert. Comme ça ne parle pas encore à tout le monde, je développe.
L'histoire avance bien, le lecteur imagine les scènes sans problème tant l'auteur sait jouer sur les descriptions sensorielles. Le rythme est digne d'un film d'action et d'enquête. Le retournement final est sympa... Bref, joue bien son rôle! Il raconte une bonne histoire, et il la transmet très bien!
Le jour où j'ai un gosse capable de lire, j'lui offre ce livre, c'est sûr.

Tous les thèmes des livres jeunesse sont abordés.
Un héros enfant, confronté aux adultes. Il a ses propres soucis, mais doit s'ouvrir aux autres, réussit avec un ami handicapé. L'ami handicapé est nécessaire et apporte ses connaissances et compétences (Un vieux cliché, mais il permet d'aborder le thème du handicap malgré tout!). L'action est à peu près crédible et apporte un poil de rêve pour les enfants. En effet, les héros se jouent des systèmes de sécurité des adultes, ils parviennent à faire ce qu'ils veulent en prenant des risques. J'aimais ces histoires étant petit! (Oui j'aime encore ces histoires et alors?!)
J'ai beaucoup aimé le le côté "taille", on a l'impression d'être dans la peau du p'tiot.

Les petits bémols?
Certaines choses sont "dépassés" techniquement, les disquettes ou cartouches vont bientôt faire partie des musées, mais on les connaît encore.
Par moments, des descriptions font un peu "bateau", étant dans un livre jeunesse ça passe bien puisque les jeunes n'ont pas encore ces formules "toutes faites" en tête, mais bon, moi ça m'a fait tiqué plusieurs fois d'avoir des séries d'adjectifs clichés ("bruissements, petits craquements, remuements infimes mais omniprésents", "un mauvais pressentiment gonflait en lui" ...) des trucs pas choquant, mais peut-être trop classiques..
Le jeu vidéo me perturbe car j'n'ai pas bien saisi si on bougeait vraiment ou pas réellement, si oui alors comment est reliée la console, à quoi sont reliées les électrodes? Si non, comment est codé l'environnement du joueur? C'est un détail dans l'histoire, et je ne pense pas qu'un enfant ira penser à ça, mais bon, moi ça m'a intrigué...

Au final, c'est une histoire qui est bien menée, qui est intéressante, qui donne vraiment envie...
Personnellement j'ai adoré les descriptions des parties dans le jeu vidéo. J'ai revu Halo et un autre jeu que je n'arrive plus à nommer. L'intégration des armes et des boucliers, les cheats permettant de les booster, etc... JOUISSIF pour l'ancien geek que j'étais...
L'auteur va même jusqu'à parler du Killer et des grandeurs nature sans entacher la réputation de ces "jeux"! Alors que demander de plus?!

Le petit livre sympa à faire lire à votre fiston qui aime les jeux vidéos et qui n'aime pas trop lire. Vous aurez peut-être LE livre qui le réconciliera avec la lecture^^!

(Désolé pour la note, je n'arrive pas à en trouver une :p)

mardi 27 mai 2008

Neverwhere de Gaiman

Bonjour,
Il y a plusieurs mois (années?), j'avais lu "American Gods" de Neil Gaiman. Une véritable claque littéraire. L'histoire des anciens dieux luttant contre les nouveaux dieux étaient tout simplement jouissive, racontée avec une plume merveilleuse!
Pourtant, les fans de l'auteur m'avaient conseillé de lire Neverwhere qui, d'après eux, étaient bien meilleur que l'autre.
N'osant pas franchir le pas durant longtemps, de peur d'être déçu, j'ai tout de même acheté le livre récemment.
En moins d'une semaine, je l'ai dévoré...

Un livre parfait. Une histoire qui, si elle n'a rien d'extraordinaire, n'en n'est pas moins réussie et parvient à tenir le lecteur captif dans ses ficelles. On avance avec les personnages, on découvre le monde du Londres d'En Bas avec Richard, le personnage principal de l'histoire. Les protagonistes sont tous riches en symboles et ont tous une identité forte et inoubliable.
Que ce soit le Marquis de Carabas, Porte, Chasseur, Les Parle-aux-rats, ou MM Croup et Vandemar... Tous vont rester dans mon esprit comme sources d'inspiration...

L'histoire se résume assez rapidement. Richard Mayhew, un londonien typique, ayant travail et compagne, découvre une jeune fille blessée sur le trottoir alors qu'il se rendait à un rendez-vous très important pour sa future femme. C'est en décidant de ne pas laisser cette fille sur le trottoir que sa vie va basculer. L'amenant à découvrir une nouvelle facette de Londres, à rencontrer des personnages mythiques et fantastiques...
L'intrigue ne se dévoile qu'à la fin et n'amène pas de déception majeure. Si la fin ne m'a pas époustouflé, il n'en reste pas moins qu'elle est extrèmement visuelle! On ne peut s'empêcher d'imaginer les scènes, les descriptions sont cinématographiques, les dialogues parfaitement réussis... Rien à redire.
L'auteur, en plus de maîtriser son sujet et de ne pas nous perdre dans des détails insignifiants, parvient à créer un chef-d'oeuvre! Le livre ne contient rien en trop, on ne se demande pas si des choses auraient pu être ajoutées ou quoi... Parfait!

Personnellement, j'ai adoré Porte et son pouvoir, Croup et Vandemar qui par leur décalage et leur façon d'être sont attachants comme pourrait l'être un piranha en train de suffoquer sur le bord d'un fleuve...

Si je devais noter ce livre, je lui donnerais un bon 18/20. Pas plus simplement parce que la fin ne m'a pas "transporté", mais qu'elle n'est pas décevante pour autant, loin de là.
On a droit à une fin digne d'un film et c'est plaisant. On a un début, une histoire, une fin qui ramène vaguement à un début. C'est bien mené!
L'humour est très présent, malgré le côté très sombre de l'histoire. Un humour "so british" et toujours très à propos. Les réflexions de Richard sont vraiment impressionnantes tant elles collent avec ce qu'on imagine que pourrait dire l'anglais londonien dans un film...

Bref, un livre à lire ABSOLUMENT !