samedi 8 décembre 2007

La saga de Hrolf Kraki de Anderson

Bonjour !
Aujourd'hui je vous parle d'un livre qu'un homme, que je nommerais Ami sans soucis, m'a offert pour mon anniversaire l'an dernier. Hrolf Kraki!
C'est une saga Viking qui se dévore en quelques heures pour peu qu'on ait le temps.
L'histoire, qui raconte la vie de Hrolf et de tous ceux qui vont graviter plus ou moins autour de lui, se déroule dans les terres Vikings d'antan, et l'auteur, sans qu'on ait à se forcer, parvient à nous faire pénétrer en spectateur actif dans ce monde. On se prend à imaginer, scène après scène, les images qu'il décrit.
Les héros sont attachants ou haïs, c'est selon. Les moeurs et les coutumes, même si le livre est romancé, sont une parfaite initiation pour le néophyte que je suis, sans pour autant être une simple vulgarisation.

Le style de l'écrivain est bon, on pourrait imaginer ce livre tiré des romans d'antan, des vraies sagas. Après le gros inconvénient, c'est d'être "obligé" de chercher soi même à trier le vrai du faux, le roman de l'histoire. Mais d'un autre côté, même les côtés les plus "légers" au niveau de la réalité nous plongent dans la vision qu'auraient pu avoir les personnages à l'époque.

Ainsi, même si c'est un "pavé", je ne peux que le conseiller à tous ceux qui cherchent un livre pour découvrir l'univers des Vikings ou pour se relâcher après une lecture "historique". (N'oubliez pas, pour les VRAIS néophytes dans ce domaine littéraire, à recopier les noms des personnages sur une grande feuille pour noter leurs liens aux uns et aux autres, ça aide énormément!).

Alors pour une note, je donnerais un 17/20 (pas plus car ce n'est pas un livre que tout le monde peut lire)...

Une phrase, non tirée du livre, j'aurais: "Un livre pour les Poilus, les hommes, les vrais!"

jeudi 6 décembre 2007

Balzac et la petite tailleuse chinoise

Dai Sijie nous livre ici une véritable perle. Un côté satirique du système communiste de Mao et un côté rêveur quant au pouvoir des livres.

L'histoire raconte la vie de deux jeunes chinois fils de lettrés et devant être envoyés à la Campagne pour être Rééduqués dans un village de culs-terreux. Les deux jeunes, dynamiques et utopistes ne veulent pas abandonner leur façon de pensée pour un système qui ne leur correspond pas. Ils vont rencontrer une jeune tailleuse chinoise, fille du tailleur des villages de la montagne où ils vivent. L'ami du narrateur va entreprendre alors d'offrir à la jeune fille une culture pour qu'elle ne soit plus une vulgaire campagnarde.

Racontée ainsi, j'ai pleinement conscience que le livre semble léger et pourtant. Pourtant on y rencontre l'envie de lire des livres "interdits" car contre les idéaux que prônent Mao, l'envie de décrouvrir de nouvelles façons de pensées, des histoires d'amour ou autres choses "universelles". Les héros les découvrent à travers Balzac, Hugo, etc...
L'histoire n'est pas une simple histoire d'amour (au contraire), ni une simple "critique" du système chinois de l'époque. Le narrateur, c'est nous, c'est ce regard qu'on pense avoir face à un système qu'on ne comprend pas et qu'on ne veut pas comprendre. Sa façon de parler ou de penser nous lient à lui de façon quasi intime, et on se prend d'envie de lire le livre d'une traite!
Au final ce qui surprend, c'est que l'histoire est simplement une histoire. Il n'y a pas de super-héros, pas de méchants pas beaux super-armés. C'est juste l'histoire de deux jeunes "dissidents" dans une montagne...

Notez que je note beaucoup de termes entre Guillemets, ceci pour une raison fort simple, je les exagère et les traduit avec notre façon de penser.


Pour conclure, j'ajouterai que le livre est très bien écrit, sans pour autant être d'un niveau de langue très élevé. Ce qui en fait une oeuvre accessible à peu près à tous (une fois passé le stade de l'adolescence^^).
Et il existe un film tiré de ce livre, film qui a été réalisé par l'auteur du livre.
Ce qu'il est amusant de noter, c'est que le livre et le film sont pas mal proches l'un de l'autre (de mémoire, car j'avais vu le film à sa sortie en salle). La fin est la même, ce qui m'avait surpris dans le film me surprend à nouveau dans le livre...

Allez, ma tite note pour la route:
14/20. (Pourquoi 14? Parce que tout simplement, ça se lit trop vite, et que même si ça nous offre un voyage vers une Chine d'antan et une culture que nous n'avons pas connu, j'aurais aimé en avoir plus. Et puis, ce n'est pas LE grand roman qui révolutionnera le monde, même si le message principal qu'il véhicule quant au pouvoir des livres me semble important...

Une phrase? (Pas tirée du livre)
Soyez ce que vous lisez.

mercredi 5 décembre 2007

news

Bonjour,
Rien de bien nouveau sinon que la semaine prochaine je testerais sans doute pour la seconde fois mon jeu de société. La Traque des Zombies.
J'écris un texte qui, même s'il est sans prétention, me permet d'écrire.
Je vais devoir aller à la piscine Vendredi et ça je pense que je ne vois rien de pire pour le moment à dire...

Mon court métrage est en stand by, mais d'un autre côté, j'm'en fiche un peu si j'arrive de nouveau à écrire (même si là c'est le manque d'idées qui pêche (cf. Le clandé!))

Je poste bientôt le début de mon texte;)

jeudi 29 novembre 2007

Mes critiques

Bonjour à tous!
J'ai eu envie de reposter mes critiques, même les plus anciennes, juste pour ne pas oublier ce que j'ai lu par le passé:)

Donc voilà. Désolé^^

Effroyables jardins de Quint

Bonsoir!
Ce livre, c'est le SEUL que je lise et relise parfois!
C'est un livre qui parle d'une "aventure" s'étant déroulée durant la seconde guerre mondiale. Mais ce qui est extraordinaire, c'est qu'elle est abordée par le biais d'un fils haïssant son père faisant le Clown.
Ce Clown est tragique, mais les gens le respectent et assistent à son spectacle. Ce clown est aussi instituteur, et il lui arrive de faire des spectacles au sein de sa classe. Son fils est dans sa classe et est honteux de son père.
Le livre est très court, mais quelle sensation on éprouve en l'ayant fini.

Le film qui a été tourné à partir de cette oeuvre est vraiment bien mené et joué, même si on remarque quelques différences vis à vis du livre. Rien de dramatique, au contraire, ça redonne une saveur à l'histoire!

Bon, la critique au final est courte car le livre est un pur chef d'oeuvre, et je ne connaisse personne qui l'ait lu et qui disent le contraire ;)

Allez, je me fend d'un bref compte rendu de la lecture. Cette histoire nous confronte à une certain résistance face à l'occupation Nazie. Les secrets de famille, le regard du père sur l'enfant. L'histoire est courte, mais menée d'une main de maître, si bien que nombre de sentiments sont remués dans le coeur du lecteur qui l'amènent à réfléchir, à se poser des questions sur lui, son passé, sa famille, son regard sur ses proches, voire à se demander ce que lui, aurait fait à la place d'un tel ou d'un tel...

Allez 19/20, parce que je le préfère au livre que j'ai critiqué juste avant^^

Une phrase?
Mon père, c'est le plus chic des types! (Encore une phrase qui n'est pas tirée du livre!)

Le Grand Meaulnes de Fournier

Bonjour,
Alors! Le Grand Meaulnes, on a tous entendu parlé au moins une fois dans sa vie de ce livre. Ce qu'on ne dit JAMAIS, c'est que c'est un livre qui est étonnant pour le style! On ne se rend pas compte à quel point il n'est pas "classique"!

Ce livre raconte l'histoire de deux garçons qui vivent dans l'époque de nos parents, ils vont ensemble à l'école où ils vivent. L'un d'eux est plus grand que les autres de sa classe et rien que d'être avec lui c'est l'aventure. Mais tout à coup, un schéma qui se veut assez "classique", devient tout à coup fantastique. C'est à dire qu'on ne se rend pas compte au départ qu'on risque de se demander si le héros a rêvé, si c'est la réalité, ou quoi.
Puis ensuite l'histoire retombe dans une certaine "normalité".
En gros, on voit la vie d'un enfant qui au final n'en sera plus un, mais tout au long, on veut lire la page suivante, on veut savoir ce qui va se passer. Et l'idée même de relire cette histoire me procure l'image d'un rêve éveillé^^

Chouette livre auquel je mettrais sans problème un 18/20 juste pour ne pas mettre de note maximale!

1984 de Orwell

Bonjour,
Je viens de terminer ma lecture de la semaine: 1984!
Je n'ai que deux grandes choses à dire, j'ai raté ce livre dans mes jeunes années en passant souvent à côté et en me disant que c'était inutile, et deuxième point, je suis déçu car j'ai vu le Film Equilibrium.

Alors, l'histoire, tout d'abord.
C'est l'histoire d'un monde totalitaire. Un système poussé à l'extrème où Big Brother est omniprésent dans vos vies. A tout instant, les gens sont observés, à tout instant les gens alentours nous écoutent nous observent... Bref, tout est géré et contrôlé. Le personnage central de l'histoire va se mettre à penser, à réfléchir à la situation.
En effet, l'histoire est modifiée pour que le présent corresponde à ce que disait le Parti dans le passé. Les gens n'ont conscience de rien car ils n'ont rien pour prouver ce qu'il se passe. Bref, lorsqu'on lit ce qu'il se passe, on se rend compte que déjà à l'époque où le livre a été écrit, Orwell avait déjà une vision claire de ce que pourrait devenir le monde.
C'est quand même un point important, c'est qu'on approche de plus en plus de ces systèmes "totalitaires", L'évolution vers ce qui est écrit semble Cohérent, c'est là que le livre est Bluffant!

Bon les personnages sont crédibles et attachants même si pour moi le livre est divisé en deux parties. La première où le monde est décrit et qui est effrayant, la seconde que j'apprécie beaucoup moins où on voit un peu plus ce qui en est réellement. J'ai décrit ça par un crescendo jusqu'à la fin de la première grosse partie. On arrive en haut d'une montagne pour dès les pages suivantes arriver en bas de la montagne sans pouvoir se souvenir comment on y est arrivé... C'est un peu dommage, mais ça reste énorme!


C'est pour ça que je pense à Equilibrium, qui je pense, est très librement adapté de cette histoire. On a un type qui réfléchit, pense à se rebeller et est observé... Mais Equilibrium laisse sans doute pointer une sorte d'espoir et de côté Hollywoodien qu'il n'y a pas dans 1984!
Là l'homme "est perdu au final" dans le sens où on suit du début à la fin son évolution...

Bon ce qu'il faut retenir c'est que "Qui commande le passé contrôle l'avenir et qui contrôle le présent contrôle le passé"!
Big Brother is Watching you!

Allez, ma note mythique: 17/20, juste parce que Equilibrium était trop présent dans ma tête du début à la fin :)